mercredi 17 décembre 2008

Sacré vieux Jul...







Bon, le message va être long... Pour ceux qui se demandent en quoi peut bien consister un mois de décembre à Stockholm, sachez qu'il tourne beaucoup autour du terme "Jul" - c'est à dire Noël.

Les bouteilles de Glögg (vin chaud plus ou moins alcoolisé - surtout moins en général, vu le prix) apparaissent sur les étals dès la fin novembre, et les Pepparkakor se multiplient bibliquement dans tous les supermarchés. Puis les Safranbullar tout jaunes fleurissent comme des boutons d'or dans les pâtisseries: ce sont de petites brioches au safran et aux raisins pour célébrer la Sainte Lucie (qui a lieu le 13 décembre, comme chacun sait). Assez curieux, mais plutôt savoureux - imaginez une brioche sucrée goût paëlla, c'est assez proche. J'ai aussi découvert lors d'une petite réunion chaleureuse avec mon programme de chimie à KTH la boisson étrange qu'ils appellent Julmust, un genre de coca-cola de Noël mais au goût de plantes. Particulier!

Sinon, les décorations de Noël se font généralement avec parcimonie et discernement, contrairement à certaines maisons en France où l'on vomit des guirlandes et des père-noëls sur toute la façade de la maison: la quasi-totalité des fenêtres de la ville se pare soit d'une grosse étoile lumineuse à 5 branches, soit d'une sorte de candélabre en V inversé avec 7 bougies dessus (mais si, vous savez bien, le truc qu'on voit toujours à Ikéa) représentant les 7 jours de la semaine, si j'ai bien compris. Le résultat est très joli: le plus immonde des immeubles devient féérique la nuit!

Les magazins diffusent en continu de célestes chants de Noël suédois, et les marchés de Noël apparaissent aussi à certains endroits (mais jusqu'ici, aucun n'a la dimension de celui de Strasbourg, donc l'honneur de l'Alsace reste sauf). J'ai notamment visité celui de Skansen, au coeur de ce ravissant - et grand- écomusée sur une île au milieu de Stockholm. Hormis serrer les bois aux rennes et toiser les élans, j'ai donc pu tester la saveur de leur chair à saucisse dans le dit marché de Noël - pas mauvais d'ailleurs, l'élan! J'ai aussi voler là-bas un verre de glögg, que l'on sert traditionnellement avec des raisins secs et des amandes dedans - je me chargerai d'importer cette tradition à Strasbourg, d'ailleurs - et goûter tous leurs échantillons de produits noëlleux. J'ai aussi assisté à de multiples récitals (récitaux?) de choeurs de Noël (notez la présence des chapeaux d'époque des chanteurs sur la photo), et apprécié la diction des conteurs suédois - une histoire de petits lutins de Noël, le Tomte, racontée par une noble grand-mère, mais j'ai pas compris grand chose à part ça, vu mes connaissances limitées des langues scandinaves!

Remarquez que le Tomte ne doit pas être confondu avec le Jultomte, le Père Noël de là-bas, bien rougeaud et bien gros comme chez nous! Sur l'autre photo, vous pouvez aussi apercevoir ce joli bouc de paille qui appartient aussi au bestiaire de Noël et qui normalement se met devant le sapin le soir de Noël-un joyeux mixe des traditions païennes et chrétiennes. On s'y perdrait presque, d'autant que ma voisine finlandaise m'a dit que le Père Noël de Finlande, on l'appellait "Bouc de Noël". Je vous laisse trouver vos propres plaisanteries là-dessus...

A part ça, le parc d'attraction qui se veut être le mini-Tivoli de Stockholm, nommé Grönalund, juste à côté de Skansen, a réouvert pour décembre aussi, et j'ai pu y aller gratuitement - et oui, je connaissais l'ouvreuse! Assez amusant de faire du grand huit quand il gêle, mais vu le prix réel des attractions, je ne pense pas y retourner de si tôt!

Enfin, sachez que si les Suédois ont le bon goût d'allumer les 4 bougies de l'Avent et de dépioter les calendriers du même nom, ils ne connaissent pas la Saint Nicolas, ces andouilles. Heureusement, je l'ai quand même célébré avec des Allemands en préparant des Lebkuchen (recette de Stuttgart, je précise), et Saint Nicolas est même finalement passé devant ma porte, pendant la nuit, en me laissant une mandarine et une papillotte! Sans parler des cartes de Saint Nicolas qu'on m'a gentiment envoyé. Pour la Sainte Lucie, normalement une brave jeune et grande blonde défile vêtue de blanc et couronnée de bougies dans la ville, mais je n'ai pas eu le plaisir de l'apercevoir samedi dernier...

Bon, sur ce, merci d'avoir lu ce pavé, God Jul à tous et à bientôt pour les braves gens qui seront à Strasbourg la semaine prochaine!

jeudi 4 décembre 2008

Stockholm et ses palmiers




Oui, alors, je ne veux aucune réflexion sur le fait que mes messages bloggiens se font rares, ja?

Figurez-vous que la semaine dernière, outre le fait que j'ai beaucoup apprécié le déluge de neige qui s'est abbatu pendant quelques jours, et dont l'épaisse couche a fini par fondre en une après-midi, j'ai aussi enfin réalisé un de mes vieux rêves: participer à un festival de cinéma!

En effet, mon objectif est un jour d'aller me ballader à Cannes en mai, mais en attendant, puisque je ne peux jamais aller au Festival, le Festival vient à moi dans ma ville d'adoption! Le 19ème du nom, comme le stipule d'ailleurs l'affiche racoleuse que vous pouvez dicerner ci-dessus...

Ainsi, du 20 au 30 novembre, j'ai pu aller voir en avant première scandinave, pour la plupart avant vous tous, mes malheureux compatriotes, 7 films (dont deux gratuits, c'est pour ça que j'ai cédé à la tentation) sortant à peine du four, parfois suivis d'une interview avec le réalisateur, ou précédés d'un court-métrage. Il va sans dire que j'étais aux anges. D'ailleurs, dans les films marquants que j'ai pu voir figurait un film d'animation israëlien en simili-pâte à modeler, doublé par des acteurs australiens (!), montrant notamment un ange désabusé à la recherche du sens de la vie. Original et plutôt réussi: ça s'appelle $9,99, prenez-y garde quand il sortira.

Autre curiosité: Hunger, le premier film de (j'ai bien dit de) Steve MacQueen, pour le coup plutôt très dur, relatant la grève de la faim des prisonniers de l'IRA sous Tatcher. Brrrr, j'en ai encore gardé des frissons, mais c'est un excellent film au demeurant (et le vieux Steve a d'ailleurs gagné le prix du meilleur premier long-métrage!).

Bref, j'ai vécu au rythme du 7ème art pendant une semaine, où de toute manière je n'avais pas cours, et ça m'a fait le plus grand bien!

dimanche 16 novembre 2008

Tombe la neige et tais-toi


Aujourd'hui est un jour à marquer d'un flocon blanc: j'ai vu la première neige à Stockholm de l'année! Un spectacle à couper le souffle et l'envie de sortir...

A l'heure de mon lever précoce (environ midi 20) en ce beau dimanche froid, alors que je m'apprêtai à savourer mon petit déjeuner, je détectai soudain à travers ma fenêtre et dans le fouillis des arbres derrière elle un humble petit flocon, bientôt suivi par tous ses frères et cousins. Quelques minutes plus tard, j'avais l'impression de voir défiler toutes les étoiles du firmament sous mes yeux, je me serais cru dans 2001, Space Odysee, j'étais aux anges!

Je peux donc enfin l'affirmer haut et fort: l'hiver suédois s'est définitivement installé. Ceci dit, j'en avais déjà eu un avant goût en glissant sur du verglas quand je rentrais de soirée, ou, le week end dernier, en testant la patinoire publique en plein air, posée comme une flaque sur l'immense place de Kungsträdgården, dans le centre de la ville. C'était assez amusant, même si mon allure ressemblait plus à celle de la Marche de l'Empereur qu'à celle de tous ces blonds qui patinent comme ils respirent! Mais j'ai retenté une petite demi-heure aujourd'hui, avec un peu de pratique, je pourrai bientôt jongler avec des boules en feu sur de la glace en sautant à cloche pied les yeux bandés.

Autre fait marquant de ces derniers jours: ma voisine finlandaise a acheté du glögg sans alcool, et j'en ai abondament abusé (du glögg). Mais qu'est ce que le glögg, me direz-vous? Ni plus ni moins que la version scandinave de notre bon vin chaud strasbourgeois (avec plus de girofle et de sucre dans le glögg que j'ai goûté, ceci dit - mais peut-être était-ce dû à la vodka russe qu'on a rajouté?). Mon objectif des prochains jours est de tester également ces petits gâteaux tout jaunes au safran, ainsi que leur Gingerbred...

Sinon, j'ai également participé à un Murder Dinner pour fêter l'anniversaire de Claudia l'italienne. Rassurez-vous, je n'ai tué personne: c'était une sorte de jeu de rôle où chaque invité avait des phrases clé à prononcer et un personnage à incarner, le but de la soirée étant de découvrir qui parmis nous était le meutrier. C'était très amusant - d'autant plus que, en raison d'une pénurie de rôles masculins, je jouais... une femme de ménage texane amoureuse des machines à sous de Las Vegas. Tout moi, quoi.

Sur ce, bonne fin d'automne à la plupart, et à bientôt!


lundi 3 novembre 2008

Länge Leve Filmen!



Bonjour, amis du cinéma!
J'en arrive aujourd'hui à ce constat plein d'espoir: même si les films récents sont horriblement chers lorsqu'ils sont diffusés dans les cinémas "normaux" de la capitale (le ticket à 12 euros défiant tout portefeuille étudiant!), Stockholm reste quand même attrayante pour les amis du 7ème art. En témoigne ce festival qui a eu lieu pendant quelques jours: "Länge Leve Filmen" (allez, vous le comprenez, ça, pas besoin de traduire, hein?), qui proposait plusieurs diffusions de films GRATUITS (chose suffisament rare à Stockholm pour être soulignée) sur grand écran, afin de célébrer les 75 ans de ... j'ai pas encore compris quoi, à vrai dire!
Bref, ce fut l'occasion de prendre un bain de soleil et de couleurs par un temps glacial en contemplant Les Demoiselles de Rochefort (vous savez, les soeurs jumelles nées sous le signe des...) sans dépenser un centime, puis le lendemain, de savourer avec plaisir la diffusion d'Elephantman, du vénéré David Lynch, dans sa version longue, après un éloge majestueux (auquel, je vous avoue, je n'ai compris goutte) proféré par une actrice suédoise fétiche d'Ingmar Bergman...
Donc le cinéma est bien vivant dans cette belle capitale, je suis sauvé! Sinon, je vais régulièrement à la Cinémathèque suédoise, dont vous pouvez admirer la créativité du rideau théâtrale qui masque l'écran quand on pénètre la salle: dans un univers doré et scintillant, un écureuil perché sur une planète qui tient une sole entre ses griffes! J'aurais pas trouvé mieux. Puis un gong retentit, la lumière se tait, et le crépitement de la vieille bobine (qui parfois, l'âge aidant, fond littéralement à certains moments!) apparaît à l'écran quand disparait la sole...
A part ça, je mange des pizzas aux asperges, j'apprend à danser des danses japonaises curieuses quand la soirée s'imbibe de bière, et même si le gel et le froid s'invitent inoportunément le soir, toujours pas de neige à palper!

samedi 25 octobre 2008

Délices au pays du vermeil





Hé oui, je sais, ça faisait longtemps sans nouvelle - mais j'étais très occupé!
Ces derniers jours ont été marqué par la visite de 2 amies il ya deux semaines - une Biche et une Belge - et par la semaine d'examens, qui clôt la première période d'étude à KTH (il en reste donc 3)!

Afin d'accueillir dignement ces demoiselles dans mon pays d'accueil, j'ai tenté de préparer l'emblême culinaire de la Suède... non, pas du hareng mariné, des Kanelbullar- des petits escargots à la canelle, quoi!

Avec l'aide de Claudia (sur la photo), une amie italienne, nous nous sommes donc aventuré dans cette périlleuse mission. Disons que le résultat aurait pu être bien pire, sachant que je me suis trompé en achetant de la farine de seigle au lieu de blé, en choisissant la mauvaise levure et en confondant Mellanmjölk et Mellanfil (ce dernier étant, au lieu du délicieux lait attendu, un immonde yaourt/lait caillé dont raffolent certains Stockholmois...). Malgré tout, c'était mangeable, voire savoureux (malheureusement Tine, l'invitée belge, n'aimait pas la canelle... navré!).
Bibiche (son vrai nom est Clémence, mais c'est moins drôle) et Tine, tout droit venues de Coppenhague où elles étudient, ont donc passé 3 jours chez moi pour visiter la capitale, et comparer les merveilles d'ici avec les tristes immitations danoises de là-bas - et l'on m'a révélé que les Danois, honis soient-ils, ne triaient pas leurs déchêts à Coppenhague! J'ai eu tellement de mal à le croire que j'ai promis d'aller faire un tour là-bas, à l'occasion...

Grâce à cette petite visite dépaysante, j'ai aussi pu visiter enfin le fameux musée Wasa (voir photo), qui renferme une épave d'un gallion suédois mort-né du XVIIème siècle... très impressionante bestiole, il faut avouer!
Mais toute chose a une fin, et une fois les filles reparties, il a fallu étudier très consciensieusement pour les trois examens et la présentation de cette semaine - et ça s'est finalement bien passé! Je réattaque donc dès la semaine prochaine avec des nouveaux cours.
A part ça, l'automne s'est bien installé partout, les arbres finissent de perdre leurs feuilles d'or, et la fraîcheur commence à devenir persistante - un jour, mon radiateur chauffera pour de vrai, je lui fais confiance! Désormais, je profite du spectacle grandiose des forêts vermeil sur le lac... en attendant la neige!

samedi 4 octobre 2008

Promenade dans un jardin suédois




Le week end dernier, j'ai visité, au nord de Stockholm, la propriété d'un artiste national nommé Carl Milles, qui, épris de culture antique, avait décidé que l'oeuvre de sa vie serait la création d'un musée-jardin, le Millesgarden (prononcez "gorden", je trouve pas le A avec un chapeau sur ce clavier franco-français!).
Il y avait donc une salle d'expo temporaire, mais surtout une vaste jardin rempli d'authentiques colonnes greques (que ce malheureux Carl achetait à prix d'or), de fontaines marbrées et de sculptures de bronzes pseudo-mythiques. Le beau temps s'ajoutant à la partie pour faire resplendir le ciel bleu et les couleurs de l'automne, c'était vraiment un spectacle magique!

Et on avait aussi une vue imprenable sur le départ des paquebots qui s'en vont pour des croisières baltes, ainsi que l'occasion de profiter des échos d'un récital de piano de Schubert... Enfin bref, c'était une belle après-midi!

En revenant à Stockholm, j'ai visité également le jardin botanique, en compagnie d'une charmante italienne du groupe avec lequel on était parti, près de l'Université. Et, bien qu'en cette saison les plantes étaient quasiment toutes mortes et les fleurs fânées, on a pu comparer les noms suédois, français et italien de chaque espèce, et c'était plutôt marrant. Avec un constat à la clé: les Italiens mangent beaucoup plus de plantes en les cuisinant que nous... A confirmer.

mardi 30 septembre 2008

La pomme ne tombe pas loin de l'arbre

Afin de satisfaire les pressants

Besoins littéraires maternels, la

Culture à Stockholm va être ici

Disséquée, avec comme remarquable

Emblême la célèbre Kulturhuset:

Fabuleux bâtiment de verre et de

Goût, conçue comme une

Habitation créative et dynamique

Intégrant différents départements.

J'ai, puisque fréquentant régulièrement cette

Kulturhuset, une carte gratuite du

Läsesalong, permettant d'emprunter

Moults DVD, partitions et autres

Newspapers, comme dans une médiathèque

Ordinaire. La différence, c'est qu'il y a en

Plus un théâtre, un musée, ainsi

Qu'une salle de cinéma, des cafés et

Restaurants, et l'endroit nommé Lava,

Salle dédiée à la création personnelle, dans

Tous les sens du terme, et supposée

Unir et soutenir les esprits inventifs

Voulant concrétiser un projet artistique...

"Wouah!" ai-je pensé quand un brave Monsieur

X m'en a parlé. Il faudra définitivement que j'aille

Y jeter un oeil - mais jusqu'ici c'était fermé...

Zut! Je retenterai bientôt!


dimanche 28 septembre 2008

Rigalez-vous




Comme je le disais précédemment, à propos de Riga, il est plutôt étrange de retrouver au même endroit un objet aussi étrange et démonstratif que cette oblongue cadillac rose, et, deux tapis rouges plus loin, une gentille petite vieille souriante, dont les vêtements ressemblent aux fripes recyclées du petit chaperon rouge qui aurait pris 70 ans dans le nez, et qui danse devant une vitrine en mettant sa musiquette pour gagner quelques sous...
Sinon, on peut observer parfois en dessous des feux rouges ces écriteaux ma foi utiles qui indiquent le temps d'attente aux conducteurs parfois un peu nerveux. Et à propos d'attente, on a mangé dans un petit bar lounge le dimanche après-midi, de très bons petits plats, d'ailleurs, mais servis au compte goutte à chacun avec un temps d'attente record de plus d'une heure pour la dernière d'entre nous, qui mourrait de faim...
Par contre les prix étaient vraiment plus attractifs qu'à Stockholm (certains Français n'ont pu s'empêcher de visiter le sacro-saint Mac Do' local et voir que c'était bigrement moins cher!).

Riga bien qui rira le dernier




Donc, j'ai eu l'opportunité de visiter Riga en 6 ou 7 heures (ca dépend de votre référentiel temporel, sachant qu'il y a un décallage d'une heure avec notre fuseau horaire): autant dire que c'est peu pour pouvoir juger une ville, mais bon, je vais quand même vous donnez mon point de vue évidemment pertinent sur la partie de la capitale a priori la plus jolie, c'est-à-dire la vieille ville, qu'on a sillonné de long en large.
Les bâtiments sont plutôts élégants, de multiples couleurs, avec de jolis espaces verts, et la plupart des rues pavées qu'on a poliment emprunté était charmante (question à qui se reconnaîtra: la plupart se conjugue-t-il au singulier ou au pluriel?).
Mais.
Mais il y avait une curieuse atmosphère, ai-je pensé malgré moi. La ville ne semblait pas très riche, malgré les voitures de luxe qu'on pouvait souvent croiser, et en fait, je n'ai pu m'empêcher de constater que la plupart des bâtiments anciens étaient relativement en train de tomber en ruine. Même la peinture des plus jolis semblait vouloir fuir à tout prix et laisser de belles écailles derrière elle. Le contraste est d'autant plus fort quand certaines maisons viennent d'être refaites façon Disneyland, avec des trompe-l'oeil sans reliefs et des couleurs pastel [cf photo 2] assez kitsch.
C'est aussi la première ville où j'ai rencontré autant de vieilles femmes visiblement éméchées dans la rue (il faut dire que c'était le lendemain d'un samedi soir, peut être est ce une raison), qui n'avaient pas l'air de respirer le bonheur. Pas mal de mini-marchés improvisés sur la rue, avec des stands où des grands-mères typiques vendaient leurs colliers d'ambre ou leurs petits chapeaux tricotés. Avec aussi un brave laiton collant qui a essayé pendant dix minutes de nous vendre ses cartes postales de la ville (on voit sa pointer sa frimousse au premier plan sur la première photo).
Enfin bref, même si Riga est plutôt jolie et intéressante, je n'y envisagerai pas forcément d'y passer un an en Erasmus (ou peut-être suis-je devenu trop exigeant à cause de ma capitale d'adoption?).

vendredi 26 septembre 2008

Croisière, suite



Je me permets de rajouter ces deux photos prises sur le vif et le bateau: la première parce qu'elle représente une île typique de l'archipel qui entoure Stockholm, constitué de millers d'îlots semblables. Si d'ailleurs vous ambitionnez de possèder une île déserte mais que vous n'êtes pas encore millionnaire, je vous suggère d'envisager la Baltique, plutôt que le Pacifique, c'est un bon compromis!
Ce qui était surtout amusant quand on sillonnait entre ces îles, c'était de voir la similitude entre chaque maison suédoise, soit rouge brique, soit jaune, avec immanquablement la petite cabane au bord de l'eau pour assurer le sauna quotidien... Malgré les bateaux qui passent, vous noterez que l'environnement est tout à fait sympatique. Ce qui m'amène d'ailleurs à la deuxième photo, que j'ai prise juste parce que ça faisait penser à un tableau de Monet, Impressions- Soleil couchant... Le dit soleil étant d'ailleurs revenu assurer son service quotidien pendant toute la semaine qui a suivi, jusqu'à aujourd'hui- et en fait, je pense que ce petit séjour en Suède va m'apprendre à profiter vraiment du soleil!l

Croisière sur la Baltique




Bien le bonjour à chacun! Oui, je sais, vous vous êtes languis de mes savoureuses publications pendant deux semaines, mais me revoilà, frais comme un hareng!

Le week end dernier, je suis parti en bateau avec un groupe de Français pour visiter Riga (Riga en Lettonie, c'est-à-dire entre les deux autres pays baltes- révisez un peu votre géo, que diable!) : départ le samedi soir, voyage maritime pendant la nuit, et arrivée à Riga au petit matin, puis rebelote le dimanche soir, avec le retour à Stockholm prévu le lundi matin. Le tout pour pas cher vu qu'on partageait les cabines à quatre.

Les dites cabines étaient d'ailleurs plutôt confortables, même si elles n'avaient pas de hublot. Notons d'ailleurs que la compagnie du bateau avait poussé l'humour jusqu'à mettre des rideaux au mur du fond, qui donnaient l'illusion qu'un grandiose paysage nautique animé par la houle se cachait derrière, mais en fait, non, c'était un joli monochrome grisâtre immobile...

Sinon, ce bon gros paquebot possèdait 9 étages, qu'il fallait généralement monter à pied vu l'encombrement des ascenseurs, une petite centaine de machines à sous dispersées n'importe où, et, surtout, un Duty Free, particulièrement fréquenté aux heures d'ouverture du service "boissons alcoolisées". L'objectif officieux de la plupart des passagers (plutôt du troisième âge, précisons-le) étant, outre d'aller chercher du laiton, de ramener du bateau autant de bouteilles qu'ils pouvaient en porter! De ce point de vue là, l'aller fut plutôt animé...

NB: Il faut rappeller pour les innoncents qui ne le sauraient pas que l'alcool est surtaxé en Suède, et qu'il ne peut être acheté que dans des magazins officiels, intitulés Systembolaget. Il est également intéressant de savoir que les plupart des bus de Stockholm, qui roulent tous à l'éthanol, fonctionnent uniquement grâce à l'alcool saisi par les douanes!
Désireux de faire progresser l'utilisation des bio-carburants, j'ai donc décidé d'acheter deux bouteilles -mais elles n'ont pas été confisquées au retour, vous imaginez ma déception!
PS: Le jeune dépravé avec deux bouteilles sur la photo n'est pas moi (c'est pas dans ma nature), mais un autre Français inconscient dont je tairais le nom...

samedi 13 septembre 2008

Excursion écologique




Parlons un peu de mes cours à KTH. En ce moment, jusqu'à fin octobre et les partiels, je suis 3 cours en anglais: Renewable Energy Technology, Ecology - Advanced Course et Environmental effects from technical systems and processes, les deux derniers étant enseignés par les même profs qui inverse régulièrement les horaires entre les deux matières, ce qui fait qu'au final je ne vois pas vraiment la différence entre ces deux cours -intéressants, au demeurant.

Et donc, dans le cadre du cours d'écologie, une excursion pédagogique était organisée pour étudier d'un peu plus prêt l'impact de la pollution de Stockholm sur différents écosystèmes. Le matin, un bus nous a amené au bord de la côte est de la Suède, dans un endroit relativement marécageux mais magnifique, avec de beaux chevaux sauvages qui ont d'ailleurs essayé en vain de me piétiner en me fonçant dessus -ah, les inconscients, un peu plus et j'appellais ma soeur et sa seringue... Arrivé au bord de la mer Baltique, le prof débonnaire habillé comme un pêcheur(nommé Fredrick, un gage de qualité) nous a fait ramassé différents organismes vivants sur la plage pour en parler concrétement. Avec ma p'tite épuisette, j'avais l'air d'un ... Mais c'était franchement rigolo!

Cependant, ce bon Fredrick a eu la mauvaise idée de nous dire aussi qu' une seule de ces blue mussels, ces sympatiques grosses moules qu'on mange sur la côte Atlantique, et qui dans la mer Baltique sont complétement atrophiées à cause de la faible salinité de l'eau, pouvait se révéler mortelle si tant est qu'elle ait filtré du phytoplancton toxique -le dit phytoplancton apparaissant de plus en plus fréquemment, brrrrr... Vous ne mangerez plus jamais vos moules-frites comme avant!

L'après midi, on est allé dans le parc national de Tyresta au sud de Stockholm, au coeur de la forêt vierge (bon, c'était pas la forêt amazonienne non plus), gambader au milieu des sapins et des pins, qui se livrent sournoisement entre eux à une guerre d'usure sans Tack...

Cette petite excursion était donc tout à fait agréable, d'autant plus que le soleil nous a accompagné toute la journée et qu'on l'avait pas aperçu depuis 10 jours!

Le campus de KTH, suite



Comme vous pouvez le constater, on trouve aussi de bien singuliers éléments à KTH: ainsi cet élégant bus PQ jaune, dont j'ai commencé à rechercher la signification (je n'ose l'imaginer), et cette fontaine au goût douteux. A noter également la présence de nombreuses oeuvres d'art modernes disséminées un peu partout sur le campus, plus ou moins réussies, mais toujours surprenante en tout cas - je penserai à en faire des photos, le jour où il y aura de nouveau du soleil!

Pour ce qui est des repas à midi, il n' y a pas de cantine ou de restau U -ce qui est bien dommage pour l'équilibre de mon alimentation... On peux toutefois s'acheter des sandwichs ou des salades pour pas très chers à la Library, ou aller manger sa Korv med Bröd, son French Hot dog ou son Dönner Kebab à l'extérieur. Le mieux et le moins cher étant évidemment de préparer sa petite tambouille à l'avance - des fours à micro-onde sont même à disposition. Mais de toute façon, les journées où j'ai plus de 4 heures de cours sont vraiment rares, donc le problème ne se pose pas vraiment...

Le campus de KTH



Bonjour à chacune et chacun, navré de ce petit silence momentané, la connexion Internet chez moi étant pour l'instant plus qu'aléatoire... Je suis en pleine forme, et je profite de la bonne volonté de mon ordinateur pour vous parler un peu du campus de KTH (l'Institut Royal de Technologie, donc, en Suédois dans le texte).

"Qu'est-ce qui vous saute aux yeux la première fois que vous voyez ça? C'est...? Les briques! C'est les briques rouges! Et le rouge, c'est la couleur de quoi? Le rouge c'est la couleur du sang, le rouge c'est la couleur des Indiens, c'est la couleur de la violence..." Bon, désolé de cette petite digression tout à fait incongrue, c'est un passage de C'est arrivé près de chez vous, qui à vrai dire ne correspond pas à la réalité paisible de KTH (c'était juste pour ajouter une citation, il paraît que ça fait toujours chic d'en placer une, fût-elle belge).
Effectivement, la plupart des bâtiments sont construits avec de belles briques rouges, dans un style anglo-saxon, qui font d'autant plus ressortir la verdure autour.

La seconde chose qui frappe quelqu'un comme moi qui a passé deux ans dans une petite école d'ingénieur à Nancy, c'est la taille: 240 000 mètres carrés pour 40 000 étudiants environ, avec une incroyable quantité d'espace (vert ou incolore) entre les bâtiments pour mes petits yeux de Français. Ce qui signifie aussi que depuis le bâtiment d'accuei au Sudl, il faut parfois un quart d'heure pour rejoindre à pied le bâtiment le plus au Nord du campus. Et je ne parle que du campus principal, au Nord-Est de Stockholm, sachant qu'il n'y en a un autre plus excentré où je ne mettrai probablement jamais les roues de mon vélo.

Enfin, airelle sur le gâteau, tout le côté est du campus est bordé par la forêt, fort sympatique pour un petit pique-nique entre deux cours au milieu des rochers et des fourmilières géantes...

jeudi 4 septembre 2008

Lecon


Bonjour a tous


Ce petit gribouillis est un exemple de ce que l on peut faire et ne pas faire avec un clavier suedois, perdu dans une salle informatique du campus de KTH: c est d ailleurs extremement destabilisant pour quelqu un comme moi qui essaie de respecter scrupuleusement les accents, puisqu ils n existent pas sur cet etrange truc a touches bizarres ( j en profite d ailleurs pour faire remarquer a chacun que, comme vous pouvez le constater, Suede prend un accent grave, alors alors que Suedois prend un accent aigu...). Exit donc les accents chers a la langue de moi meme (je ne peux meme pas ecrire mon prenom correctement), place au desordre le plus complet pour les touches du haut, les parentheses et la ponctuation, et l instant ou je localiserai la touche de l apostrophe et du point d exclamation sera un grand pas pour mon eloquence...

En revanche, vous pouvez apprecier la qualite des belles lettres Ä, Å, et Ö (qui figurent toutes a la fin de l alphabet suedois, donc ne vous faites pas avoir par le dictionnaire). Et pour votre culture scandinave, sachez que "å" se prononce "o".

Enfin pour vous donner un apercu (et non, y a pas de cedille non plus) de ce que j endure depuis dix minutes, je vais vous ecrire les yeux fermes ( c est a dire clots, et non pas durs) une petite phrase de, heu, Saint John Perse je crois, vous savez, le poeme que Christian Clavier recite les fesses a l air devant un lac dans Les Bronzes (tiens, ca evoque autre chose sans l accent):

"Azur_ Nos b3tes sont bond3es d4un cri::: Je ö4eveille, somgeqnt qu fruit moir de l4amive, sous sq cupule v2ruaueuse et tromau2es"

D aucun diront que ca perd un peu de son charme ecrit comme ca, c est sur... Allez, apres cette belle tentative desesperee, j attendrai d avoir de nouveau Internet chez moi pour vous ecrire des choses plus lisibles... Hej då! (j ai trouve le point d exclamation).

samedi 30 août 2008

Vive Louis Malle


Non, me direz-vous, cette curieuse statue de Gamla Stan ("vielle ville", le quartier ancien de Stockholm sur une île au beau milieu de la capitale) ne représente pas Louis Malle (mais je le trouvait marrante, c'est pour attirer l'oeil). Pourquoi je parle de lui, alors? Car je viens de m'inscrire à la "Cinemateket" de Stockholm, qui présente l'avantage de passer deux films par jour pour pas très cher. En effet, la place de cinéma "normale" dans un cinéma classique coûte excessivement chère, même pour les étudiants... à ne réserver que pour les grandes occasions, donc! Et donc cette Cinemateket, elle, offre des places à 45 SEK, ce qui revient à ce que je payais à Nancy pour aller me faire une toile. Bon, évidemment, elle passe souvent des vieux films, mais aussi des récents, et surtout de toute nationalité: c'est pourquoi j'ai pu voir aujourd'hui, dans le cadre d'une rétrospective sur Louis Malle, Le voleur, en français, bien entendu. Voir Jean Paul Belmondo avec une moustache parler en étant sous-titré en Norvégien (même pas en Suédois) était assez amusant...





Sinon, j'ai eu mon premier cours à KTH vendredi, intitulé "Ecology, Advanced Course" (pas besoin de traduire j'imagine). Je vais suivre ça, entre autre, pendant un mois, avec une excursion prévue un vendredi pour aller observer quelques exemples d'écosystème autour de Stockholm, et une présentation en groupe sur un sujet, qui sera en l'occurence "l'impact sur l'écosystème marin en mer Baltique des installations de traitements des eaux de rejets" (ça je vous l'ai traduit!). Vous remarquerez le choix du sujet pour pas être trop dépaysé, mes 3 accolytes du groupe ayant étudié comme moi le génie chimique, donc ça va aider (respectivement un Français, un Suédois et un Ganéen, tiens, ça pourrait faire une bonne blague).

Voilà, et sinon, j'ai un peu sur-estimé les horaires de fermeture des banques, donc je sens que ces braves gens vont me demander un petit supplément pour le premier mois de loyer d'août quand je le payerai lundi 1er septembre... Malin, hein?

jeudi 28 août 2008

Les environs de Bergshamra




Comme je l'ai déjà mentionné, je suis à un jet de chewing-gum de la forêt (juste en face, en fait), dense et desservie par de multiples petits sentiers, et, quelques centaines plus loin, d'un lac, qui, en communiquant avec tous les autres, fait en sorte que j'habite pour ainsi dire sur une sorte d'île...
Comme vous pouvez le voir, le rivage est charmant, et, pas loin non plus, un château moulinsardesque se dresse fièrement au bord de l'eau (plus joli de loin que de près ceci dit), nommé Ulrichsdal, du nom du petit prince Ulrich de Suède, qui, dommage pour lui, n'a vécu qu'un petit mois. Sa maman dépitée a donc baptisée la première bâtisse qui passait par là du nom du chérubin, d'où l'intitulé du château...
Vous remarquerez que les Suédois (avec un accent grave, merci maman) ont l'air de craindre une invasion de frogs- c'est peut être en me voyant qu'ils ont eu l'idée de mettre ce panneau insolite...

Le réacteur texan


Voici une superbe photo de mon VTT "Texas Reactor", dont personne n'a intérêt à se moquer: il roule très bien, et, malgré un léger grincement des freins, se conduit parfaitement bien- il est propre et très poli... Le vélocyclopède cow-boy est également équipé d'une élégante sonnerie, de 2 garde-bouts dont on se demande qui lâchera le premier, et de 2 lampes à l'avant et à l'arrière, le tout avoisinant les 900 SEK, ce qui est remarquable vu les annonces onéreuses que j'avais regardé sur Internet...

mercredi 27 août 2008

Le pays des Vikings

Une fois mon géniteur reposé de son long périple, et une fois fait l'aquisition de mon superbe vélo aux couleurs de la Suède, surnommé vaillament "Texas Reactor", nous sommes partis camper tous deux en Norvège. A peine franchi la frontière norvégeo-suédoise, nous tombons nez à nez avec un brave douanier, auquel nous assurons ne transporter aucune "alcool bottle"- c'est pas notre genre...


Quelques minutes plus tard, d'encore plus singuliers personnages nous accostent: 3 rennes du Père Noël, dont un albinos (mais j'ai plus la photo, pffff!). Bienvenue en Norvège! La fraîcheur était également au rendez-vous le premier soir, brrr, quelques degrés au dessus de zéro...

Ayant fait une sorte de boucle dans la partie ouest du pays (celle où coulent les fjords et nagent les ferries), le voyage a surtout été marqué par le spectacle de ses innénarrables paysages. Innénarrables, donc j'aurais du mal à vous les décrire, mais je mets quand même quelques photos (sachant que mon gentil papa en a pris beaucoup plus que moi, il peut m'en envoyer!).

La spectaculaire escalade en voiture de la Route des Trolls, les plateaux montagneux où les rochers se battent avec les cascades et les névés, les superbes glaciers bleutés...
A noter également la rencontre de plusieurs "Knuten" - traduction décrétée de "Piège à c'"- où les rares panneaux que les Norvégiens daignent mettre sur la route conduisent à ... rien du tout. Le plus fort reste peut-être la publicité exceptionnelle autour d'un visiblement nouveau site nommé "Meteoritkrater", qui vous propose de vous ballader au coeur d'un cratère de plus de 5 km de diamètre formé par une météorite il y a 650 millions d'années... autant vous dire que depuis, l'érosion et la forêt se sont chargés de rendre méconnaissable l'impact, donc du coup, ça ressemblait à n'importe quel coin de forêt dans une montagne. Estampillé Knuten, donc.

Comme autre fait marquant, on a fait une ballade tardivement prolongée dans les collines, tenté de s'enliser en vain dans la mousse spongieuse recouverte de linaigrettes, rencontré du bétail touristique lituanien peut être encore plus stupide que les moutons qui se vautrent sur la route, et mangé un demi-kilo de crevettes de Bergen un soir (sans être malade!). Et il a fait beau presque tout le temps...

Au retour de ces jolies vacances, nous achetons un élégant assortiment de 3 clefs à molettes pour régler mon vélo, qui est fin près pour son baptême.


lundi 25 août 2008

Résumé de la première semaine

Concernant la première semaine d'août, elle fut animé par la découverte de Stockholm et les quelques activités organisées par l'ISS (International Students Service).

Samedi 2 aôut, après avoir fait la connaissance de quelques uns de mes sympatiques voisins (dont une Russe, une Mexicaine, un Espagnol, pardon, Catalan, un Thailandais, ainsi qu'une certaine quantité de Suèdois), j'ai donc eu l'intelligente idée d'évaluer le temps qu'il me fallait pour rejoindre KTH à pied... Une bonne heure plus tard, j'ai découvert le quartier autour de KTH, et, me fiant à mon infaillible sens de l'orientation, j'ai fait quelques spirales dedans avant de retrouver le bon chemin (ce qui reste une prouesse pour moi sachant que le bon vieux Routard et sa carte était resté bien au chaud à m'attendre à l'appartement).
Au retour de cette belle après-midi-randonnée, sous une pluie discrète et constante, j'ai également fait mes premières courses dans un supermarché, en achetant les délicieux Kanelbullar, Kötbullar, et en osant même un fromage regurgitable à l'ananas et à la papaye (je le déconseille aux personnes sensibles...).

Dimanche, un "rallye" dans Stockholm était organisé avec les autres exchange students, ce qui nous a permis de repérer les points essentiels de la ville, et surtout de faire un peu connaissance. Conclusion: Stockholm est quand même une sacré belle ville!

Le lendemain, un petit barbecue était organisé à Nymble, à côté de KTH, mais la pluie s'est également invitée (commec chaque jour de cette semaine grise). Qu'à cela ne tienne, on a également fait une visite du campus principal de KTH (qui est bigrement grand, comparé à mon école à Nancy!).
J'ai également commencé à chercher un vélo d'occasion, ce qui s'est avéré remarquablement difficile, puisque les boutiques qui offrent ces cyklar se cachent soigneusement, que dans ma résidence personne n'en vend, et que sur Internet, y a un site, mais tout est en Suèdois (j'ai ainsi appris les mots i bra stick et mycket bra, respectivement en bon état et très bien, ce qui peut toujours servir pour draguer, j'essaierai...).

Mardi, je me suis promené à l'ouest du côté de Solna (ou plutôt j'ai essayé de trouver un magazin de vélos qui était sensé être là, mais qui s'était camouflé je ne sais où). Sous la pluie bien entendu.
J'ai aussi testé les cours à distance de Suèdois proposés par KTH, pas si mal fait, bien que perfectibles, en utilisant depuis ma chambre un réseau WiFi innocemment non sécurisé (que j'utilise toujours en ce moment, jusqu'à ... ce que ça change).

Jeudi, accueil solennel par la vice-présidente de KTH ou je ne sais quoi, blabla de circonstances, et constat implacable: les Français sont majoritaire dans le groupe d'exchange students.

Vendredi, le week-end, pas grand chose. Lundi soir, une projection d'un film suèdois était organisée par l'ISS (y avait des sous-titres anglais, rassurez-vous), ce qui me fait penser qu'il faut que je regarde d'un peu plus près les ciné-clubs de KTH ou des environs pour satisfaire ma cinéphilie un peu en manque ces derniers temps. Et mardi, une grande cigogne alsacienne m'a apporté mon piano bien-aimé ainsi qu'une quantité non négligeable de bouteilles d'alcools importées totalement illégalement! Merci Papa chéri!

Mon logement




Alors, commençons par le début, dès fois ça marche...


Je suis arrivé le 1er août, et, après avoir récupéré mes clefs à KTH, j'ai découvert mon nouveau logement pour les 10 prochains mois à venir, dont je vous donne l'adresse, ce sera fait:


Kungshamra
K31-311
170 70 SOLNA

Je possède une chambre, plutôt spacieuse, avec un lit, une étagère, une table de travail ainsi qu'une table que nous qualifierons de dînette, une table de nuit, un fauteuil et une chaise, le tout muni de 2 placards dans l'entrée et d'une salle de bain. La cuisine est commune à tout mon "corridor", avec tout ce qu'il faut, y compris un congélateur et une petite salle à manger avec TV (ouf! les programmes anglo-saxons sont en VO...) et un canapé verdâtre.


Ma chambre est située juste en face d'une petite forêt où il fait bon se promener, et à environ 500 m du rivage d'un sympatique lac. La résidence est au nord de Stockholm, à 5 km à pied (je les ai testé...), soit deux stations de métro (mais deux grosses...).






Introduction

Depuis la nuit des temps, l'Homme n'a cessé de regarder vers l'avenir...
Voilà, désolé, c'était juste parce que je brûlais d'envie de commencer mon introduction par les phrases bateaux qu'on m'a toujours défendu d'utiliser!

Bonjour à toutes et à tous!

Ceci est un ersatz de Blog, pour relater mes différents exploits en Suède pendant mon année d'Erasmus (et éviter ainsi les reproches accablants de mes aïeux sur le fait que je ne donne jamais de nouvelles...), alors quelques rappels pour les mal-informés ou les distraits:

Je séjourne depuis le 1er août 2008 près de Stockholm, dans une charmante résidence étudiante du nom de Kungshammra. J'effectue ma troisème année d'école d'ingénieur à l'étranger, pour suivre des cours sur l'environnement afin d'élargir ma jolie formation d'ingéneur-chimiste, dans l'Institut Royal de Technologie de Stockholm, autrement dit à KTH (Kungliga Tekniska Högskolan). Les derniers examens sont fin mai, donc je devrais rentrer en France début juin, et faire mon stage ingénieur ensuite...

Voilà, facile à retenir, hein?

Petite précision: me connaissant, il se peut que le flux d'informations palpitantes que je vous envoie se tarisse un peu au fur et à mesure de l'année, mais bon, ne paniquez pas, ca ne veut pas dire que tout va mal et que j'agonise (cette douce remarque s'adresse à deux personnes qui se reconnaîtront sûrement).

Balbutiements


Ah, oui, ça marche bien, effectivement! Bienvenue sur ce merveilleux blog!