

Mais non, mais non, mon blog n'est pas mort!
Après une douce parenthèse de deux ou trois mois, il s'en est évidément passé, des choses! Comme vous le savez sûrement, je suis rentré en France depuis trois semaines, mais ce n'est pas une raison pour ne pas rattrapper mon retard afin d'achever dignement mon petit carnet de voyage! J'ai été relativement bien occupé ces derniers temps, d'où mon mutisme lamentable. Je mets d'ailleurs solennellement les derniers messages de ce blog dans le thème "Tour des cités", vu que ces trois derniers mois, j'en ai finalement visité pas mal.
Alors, où en étions-nous? Ma grande soeur arrivait, sans son gros chat, pour passer une petite semaine et me donner des nouvelles du pays lointain. Je vous épargnerai donc les innombrables glaces fruitées dont on s'est gavé pour l'occasion (il a fait un temps superbe, et à quelques exceptions près, il n'a jamais vraiment fait moche ensuite jusqu'à mon départ fin mai). Vous aurez simplement ma conclusion définitive à propos de glaces à Stockholm: le meilleur parfum est celui à la mangue, et la saveur la plus originale réside dans cette curieuse baie lapone, sorte de mûre orange que l'on nomme Laka. Et, ayant testé les deux environnements, je soulignerai également qu'il est quand même plus agréable de manger une glace quand il fait chaud que sous la neige, n'en déplaise à ces Scandinaves fanatiques!
Bref, le petit séjour de la belle Strasbourgeoise a été l'occasion de s'aventurer à Tallinn pour une journée (en Estonie, pour les nuls en géographie), en utilisant le même système que lorsque j'étais à Riga: départ au petit soir, nuit à bord du paquebot, arrivée dans la capitale au petit matin, puis départ le soir pour revenir le lendemain à Stockholm, bien fatigué...
A l'aller, sur le paquebot quelque peu désert, nous avons pu admirer la qualité d'un groupe de musique estonien suédoisement américain, engloutir des bonbons et des chocolats du Duty Free Shop (agrémenté d'une goutte d'alcool, je vous l'accorde), et, cerise sur le bateau, j'ai gagné une bouteille de "champagne" (qualité estonienne), en jouant à un misérable jeu où il fallait simplement jeter un anneau autour de la dite bouteille... quand l'enjeu en vaut la bouteille, je suis très adroit! Bon, ceci dit, j'ai jamais bu la bouteille, elle est restée dans mon corridor à Stockholm, ou a disparu dans les méandres d'une soirée où on m'avait invité, mais ça ne doit pas être une bien grosse perte!
Nous nous sommes aventurés dans la belle ville toute médiévale au petit matin, alors qu'un soleil timide nous éclairait gentiment. Une fois parvenus à déterminer si nous étions intra ou extra muros (ben oui, ma soeur et moi on fait la paire!), nous avons parcouru ces jolies rues pavées, visité des églises toutes plus jolies et dures d'accès les unes que les autres, volé des photos du brave pope de l'église orthodoxe, et fait les magasins tallinniens du centre commercial. On a également envoyé une merveilleuse carte postale d'anniversaire à notre géniteur, en faisant aveuglément confiance à une petite bonne femme qui nous a traduit "Bon anniversaire" dans son patois d'origine et qu'on a retranscrit tel quel (quelqu'un vérifiera-t-il un jour ce que ça veut vraiment dire?).
Bref, après une jolie journée à galoper à droite et à gauche et à photographier des maisons couleurs pastels, on est gentiment revenu à notre cher paquebot (qui avait un nom absolument ridicule, genre "Romantica"), acheté de l'alcool de Laka pour mon papa (eh, faut suivre, hein, je vais pas répéter ce que c'est), et fait de beaux rêves...
Une fois rentré, et quelques musées stockholmiens plus tard, ma grande soeur est partie s'en retourner vers l'Alsace, et, puisqu'elle a vraiment insisté, je lui ai donné un petit piano vraiment léger à transporter pour l'occuper un peu. L'emballage au scotch et aux ficelles et le petit trajet jusqu'à la navette qui conduit à l'aéroport resteront... inoubliables!