mardi 13 janvier 2009

Kiruna mon amour




Hej hej! Je tiens tout d'abord à souhaiter la bonne année à ceux que j'aurais réussi à manquer ces dernières vacances: GOTT NYTT ÅR!

Après mes délicieux réveillons de Noël et du Nouvel An passés en France, je suis rentré à Stockholm lundi dernier, pour en repartir douze heures plus tard. Direction: Kiruna, au Nord de la Suède, dans la Laponie profonde (le pays des Samis, plutôt, pour être politiquement correct - j'en profite pour saluer mes Samis, d'ailleurs!). Deux cent kilomètres au dessus du cercle polaire, au mois le plus froid de l'année: tentant, hein?

Nous sommes partis à 10, avec 4 Français, 1 Allemande et 5 Italiens, en prenant l'avion, vu que le train était tout aussi cher et 6 fois plus long. Arrivés mardi à 13h à l'aéroport, nous découvrons qu'aucun bus ne circule en hiver vers le centre de Kiruna, là où se dresse l'hôtel que l'on a réservé... Qu'à cela ne tienne, nous engageons un chauffeur de navette qui moisissait là en attendant des passagers vers l'Ice Hotel (dont nous reparlerons plus loin). Nous voyageons donc en bus privé jusqu'à notre hôtel, tout à fait charmant, avec 3 chambres, deux salle de bains et deux cuisines qui nous attendent (très) chaleureusement, comparé à la température extérieure, qui avoisine les -13°C (je sais, vous me direz, c'est pratiquement la température qu'il fait à Marseille en ce moment).

Après avoir posé nos sacs et erré dans les rues désertes et bien blanches de cette ville très allongée, nous décidons d'aller visiter le fameux hôtel de glace à l'extérieur de la ville. Erreur: c'est le jour de l'Epiphanie, férié en Suède, et aucun bus ne circule non plus depuis la ville. Il est 14h30 et il fait nuit. Nous songeons alors à visiter la mine de Kiruna, qui descend jusqu'à 1 km de profondeur et s'étale en face de la ville, avec toutes ses lumières (trop!) visibles. Mais là encore: comment y aller? C'est alors que nous apprenons qu'un personnage obscur fait pousser des champignons japonais au fond de cette mine, et se propose de nous y emmener nous la faire visiter: on ne peut pas rater ça! Ayant recueuilli 3 Allemands suplémentaires avec nous, nous nous retrouvons à 13 dans le van (prévu pour 8) conduit par cet étrange individu assez jovial et plutôt enthousiaste quand il s'agit de raconter les conflits sociaux des mineurs de Kiruna, et les histoires de fantômes!
Après une descente aux enfers jusqu'à 500 m de profondeur, sur une route bétonnée sans lumières, nous descendons du van, visitons la salle de machines de la mine et tentons de comprendre le procédé vachement ingénieux qui permet de la creuser étage par étage, à l'aide de la bonne vieille dynamite nationale. Anecdote notable: le guide nous assure que chaque nuit à 1h30 du matin, on peut sentir la secousse dans toute la ville quand la charge explose... Nous resterons éveillés deux soirs de suite pour la sentir, en vain. Se serait-il doucement foutu de nous?
Enfin, le caractère "Alice aux pays des 7 nains" atteint son paroxysme quand nous entrons dans cette caverne où ce bon vieux grand-père un peu Chafouin sur les bords fait pousser ses champignons sur des bûches de bois (la température et l'humidité constantes étant des atouts clés, affirme le bonhomme). Nous les goûtons, ces fameux "Shii také" renommés dans les restaurants: ils sont effectivement forts en goûts, et rappellent un peu le bleu d'auvergne quand on les mastique assez longtemps...
Le gars nous ramène enfin à l'hôtel, où nous mangeons pour la première (mais pas le dernière) fois du périple des pâtes italiennes, sauce Renato (du nom de son jeune inventeur présent dans le groupe)....


3 commentaires:

Anonyme a dit…

et c'était des champignons hallucinogènes au moins ?

chantal d'aix a dit…

mais c'était une mine de quoi ? de fer, de papier mâché, de plomb, de rien ?
je ne me souviens pas, passant à kiruna, d'y avoir vu mention d'une mine,ni dun hotel de glace d'ailleurs, mais c'était en ét2 ET AU SI7CLE DERNIER;;;

chantal d'aix a dit…

Bouh, désolée pour les dernières fautes de frappe, les voeux présidentiels hallucinogènes de ce jour d'hui qui ne passent pas, sans doute...